Pourquoi courir en montagne peut vous aider à progresser ?

En plus de courir dans un environnement d’exception, la course en montagne, si elle est faite régulièrement, peut grandement vous aider à progresser en course à pied. 

Courir en montagne offre en effet de nombreux avantages pour les coureurs, tant sur le plan physique que mental. Vous allez y travailler votre VO2 max, votre capacité à vous dépasser et votre puissance pure. Vous allez aussi prendre plaisir à courir, et ça, c’est important.

Les changements de rythme seront aussi excellents pour votre cœur, tandis que la course en altitude vous ferra travailler les globules rouges. Ces derniers sont indispensables au transport de l’énergie vers vos muscles. Programmées une fois par semaine, les sorties en montagne vous feront donc progresser rapidement. 

La montagne pour se renforcer 

En montagne, la variété du terrain offre un défi physique plus intense, mais aussi plus irrégulier. Les bosses succèdent au pentes et les montées alternent faux plats et pentes abruptes.

Les montées sollicitent davantage les muscles des jambes, renforçant ainsi votre force musculaire, mais aussi votre endurance. Au fur et à mesure des sorties, votre cœur s’entraîne et se renforce. De plus, la descente sur des sentiers escarpés exige une bonne coordination et renforce les muscles stabilisateurs, ce qui peut améliorer l’équilibre et la proprioception du coureur.

En outre, courir en altitude stimule la production de globules rouges, ce qui peut augmenter la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les muscles, améliorant ainsi l’endurance et les performances en course à pied. Progressivement, vous augmentez votre VO2MAX, votre capacité d’endurance et votre force physique. En quelques mois, au prix d’une sortie par semaine, entrecoupé de sorties en plaine, votre corps se renforce et vous le ressentez ! 

La montagne pour le plaisir des yeux

Sur le plan mental, courir en montagne peut également être bénéfique. La beauté naturelle des paysages vous aide à réduire le stress et à vous dépasser. Courir en ville, sur un tapis de course ou sur un sentier de crête n’a en effet rien à voir. Et en course, comme ailleurs, le mental est primordial !

De plus, la nature imprévisible des sentiers de montagne nécessite souvent une plus grande concentration et une plus grande présence mentale, aidant ainsi les coureurs à développer leur capacité à rester concentrés et à surmonter les obstacles mentaux pendant la course.

Enfin, courir en montagne peut offrir une expérience de course à pied plus variée et stimulante par rapport à la course sur des surfaces plates et monotones. Les sentiers de montagne offrent souvent une multitude de défis, tels que des montées raides, des descentes techniques, des passages rocheux et des rivières à traverser, ce qui peut aider à renforcer la coordination, l’agilité et la réactivité du coureur.

Cette absence de monotonie rend les sorties longues plus agréables psychologiquement, car on ne s’y ennuie pas. Les vallées succèdent aux torrents, succédant aux cols et lignes de crêtes, avec leurs vues à couper le souffle…

Où partir en montagne pour courir ?

Si l’on peut courir en montagne n’importe où, certaines stations de ski se sont spécialisées dans cette activité de montagne. On trouve en Suisse comme en France, des stations de trail, qui ont créé tout un réseau de chemins balisés.

C’est le cas notamment des Portes du Soleil. Souvent, un sentier de randonnée suffit toutefois à se faire plaisir et celui qui se trouve juste au-dessus de chez vous sera sans doute parfait ! Pourquoi aller plus loin ? Essayez tout de même de courir au-delà de 1500 mètres d’altitude, voire 2000 mètres, pour mieux développer vos globules rouges et votre capacité aérobie.

Si vous habitez loin des montagnes, un stage de 15 jours minimum sera nécessaire pour qu’il soit bénéfique. Partez plutôt dans une station à plus de 1000 mètres et n’hésitez pas à utiliser les remontées mécaniques pour courir en altitude.

En courant tous les 2 jours pendant 15 jours, les résultats devraient être là rapidement. 

Texte et photo avec Aurélien Antoine – Alti-Mag

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